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Le Maître intérieur

Présentation

Longtemps l’école a fonctionné comme une machine à normaliser. Les programmes, les manuels, les évaluations, les notes, les Écoles normales, les classements étaient quelques-uns des outils de cette normalisation.

Nous voulons aujourd’hui prendre davantage de liberté à l’égard des normes pour mieux nous centrer sur les personnes. Cela revient entre autres, comme y invite le pape François, à faire le pari que nos écoles sont meilleures quand elles osent entendre et autoriser la parole et l’initiative de chacun, plutôt que de les étouffer sous des discours préétablis et des injonctions descendantes.

La revue le Maître intérieur a vocation à accueillir, dans cet esprit, non pas des déclarations institutionnelles, mais une grande pluralité de réflexions et de propositions issues de l’Enseignement catholique et de ses partenaires, soumises au libre jugement des lecteurs.

Le titre de cette revue, tout en rendant hommage à saint Augustin et à Gaston Bachelard, témoigne d’une conviction essentielle : c’est à l’intérieur de chacun d’entre nous que se joue l’essentiel. Nous enseignons, nous apprenons, nous dirigeons les établissements scolaires en fonction de nos croyances, de nos représentations, de nos façons d’être et de voir. Nous éduquons les élèves avec ce que nous sommes plus qu’avec des techniques, des organisations et des structures pédagogiques. Le Maître intérieur voudrait permettre aux acteurs des établissements catholiques de dire et d’approfondir ce qui les habite et qui les meut.

Le Maître intérieur ultime qu’il s’agit d’entendre, c’est l’Esprit que nous avons reçu. L’Évangile nous apprend qu’il ne se donne que dans la rencontre. Puisse cette revue être un espace, parmi d’autres, de rencontre pour ceux qui la bâtissent comme pour ceux qui la lisent.

Le Maître intérieur, la revue

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Simul et Singulis, Omnes et Singulatim

« Fonder l’atelier théâtre sur une tension pastorale. La création de la Comédie Française en 1680 vise à résoudre les tensions qui opposent l’Hôtel de Bourgogne et le théâtre de Molière. La guerre que se font les deux institutions nuit au rayonnement du théâtre français au moment même où il doit faire face à la vive concurrence du théâtre italien, très présent à Paris. Mais réunir les deux camps en un seul lieu, la Comédie Française, ne résout rien. [...] »

L’ergonomie peut-elle être au service du monde scolaire ?

« Être aimé à l’École pour aimer l’École tel est le projet défendu par l’ergonomie.  « Le verbe aimer est difficile à conjuguer : son passé n’est pas simple, son présent n’est qu’indicatif et son futur est toujours conditionnel » (Jean Cocteau). Être aimé à l’École quand on est élève est, pour une grande part, conditionné voire déterminé par les représentations que les adultes ont des éléments qui définissent ses conditions de travail afin de lui permettre de s’épanouir dans la joie et l’efficacité. [...] »

Conjuguer « aimer » à toutes les personnes

« L’expérience d’un groupe de praticiens : le laboratoire Gnôthi-Seauton. « Aimer » et « être aimé » sont des mots que l’on entend peu en pédagogie. Pourtant, il est difficile de ne pas se questionner sur la dimension affective dans la relation pédagogique, et donc des affects en jeu chez l’élève et l’enseignant. Par ailleurs, les Sciences Cognitives nous apportent des éclairages sur le rôle déterminant des émotions dans les apprentissages. [...] »