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Ressources

Pour que chaque enseignant puisse s’engager dans une démarche de créativité collective, il importe de repérer les ressources, les opportunités et les libertés dont nous bénéficions.

Première entrée
Rythmes scolaires à l'école primaire

Même associées à l’État par contrat, les écoles privées catholiques sont libres de leur organisation horaire et ne sont pas tenues de suivre les écoles publiques.

Réflexion sur les rythmes scolaires à l’école primaire

Ouverture internationale
Enseigner à l'étranger

« L’enseignement français » à l’étranger

Enseigner ou trouver un partenaire

500 écoles, collèges et lycées implantés dans 135 pays proposent un enseignement français, conforme aux normes de l’Éducation nationale et préparant les diplômes français.

Le continuum pédagogique au sein du réseau permet aux élèves, à tout niveau, de passer d’un établissement homologué à un autre ou à un établissement public ou privé sous contrat en France sans formalité d’admission.

La grande majorité des établissements ont un statut privé de partenaire et sont uniquement « homologués » Enseignement français à l’étranger, en particulier des établissements catholiques. Certains sont « conventionnés » par l’AEFE qui les subventionne et leur affecte des enseignants titulaires de l’enseignement public.
72 sont gérés directement par cet organisme public.

AEFE : Agence pour l’Enseignement français à l’étranger

Trouver en confiance un séjour à l’étranger

Office national de garantie des séjours et stages linguistiques

L’Office national de garantie des séjours et stages linguistiques est une association regroupant une quarantaine d’organismes (dont la fédération natioanale des associations de parents d’élèves de l’enseignement privé Apel) proposant des séjours linguistiques et engagés dans une démarche qualité rigoureuse. L’Office informe et conseille sur les possibilités et les meilleurs choix de séjours en France et à l’étranger pour jeunes et adultes.

www.loffice.org

Accompagner après un attentat

Accompagner les élèves après les attentats du 13 novembre 2015

Permettre l’expression d’une parole

Pour ne pas céder à la violence, la confrontation avec la brutalité de la réalité a besoin de passer par la parole. Empathique, celle-ci doit rester sobre et inviter son destinataire à répondre lui aussi avec profondeur et dignité. Les élèves étant facilement submergés par l’information, on veillera au contraire à ne pas en ajouter mais à inviter à la prise de recul et à l’intériorité.

Réinvestir la vie réelle

Autant il est utile que les enseignants fassent droit au besoin de marquer l’évènement par quelques mots en accueillant les élèves dans leurs premiers cours, autant il est nécessaire de laisser place à la vie normale. La perspective d’un retour rapide à la normale et la reprise des activités habituelles font sortir de la tragédie. On sera donc attentif à reprendre le travail, remettre en perspective, revenir autant que possible au déroulement habituel des journées.

Célébrer la mémoire des disparus et la beauté de la vie

À distance de l’évènement et de l’émotion qu’il suscite, il est important de se réunir en communauté et de célébrer à la fois les vies brisées et la beauté de toute vie. Les trois jours de deuil national   (jusqu’au mardi 17) nous en donnent l’occasion à l’unisson de la communauté nationale.

C’est le rôle du rite de nous aider à célébrer et prier avec des mots qui nous soient communs, pas nécessairement les nôtres mais aussi les mots que Dieu nous donne et met dans notre bouche devant ce qui nous dépasse : passages d’évangile, psaumes, prières liturgiques.

Voir aussi

Partagez vous aussi vos idées

© Direction diocésaine de l’Enseignement catholique de Paris • 15 novembre 2015


Soutenir la parole des éducateurs après les attentats du 11 janvier 2015

Tristesse, horreur, condamnation de la violence, solidarité, respect de l’autre… Les réactions sont nombreuses après l’attentat du 7 janvier 2015 à Paris. La gravité et le choc de l’évènement appellent une réponse qui soit aussi éducative. Sur le vif, quelques pistes pour soutenir une parole constructive et porteuse d’espérance de la part des enseignants et des éducateurs :

On ne peut pas prétendre aimer Dieu et haïr son prochain

« Si quelqu’un dit : « J’aime Dieu », alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur. En effet, celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas. »

Lettre de saint Jean, 4, 20

« Quand ils ont arrêté les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste. Quand ils ont arrêté les socialistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas socialiste. Quand ils ont arrêté les juifs, je n’ai rien dit, je n’étais pas juif. Quand ils ont arrêté les catholiques, je n’ai pas protesté, je n’étais pas catholique. Et quand ils sont venus m’arrêter, il n’y avait plus personne pour protester. »

Pasteur Martin Niemöller, interné en camp de concentration de 1937 à 1945

Être en désaccord avec quelqu’un ne justifiera jamais ni la violence ni la mort

« La violence qui cherche une justification religieuse mérite la plus forte condamnation, parce que le Tout-Puissant est le Dieu de la vie et de la paix. Le monde attend, de la part de tous ceux qui prétendent l’adorer, qu’ils soient des hommes et des femmes de paix, capables de vivre comme des frères et des sœurs, malgré les différences ethniques, religieuses, culturelles ou idéologiques. A la dénonciation, il faut faire suivre le travail commun pour trouver des solutions adéquates. Cela demande la collaboration de toutes les parties : gouvernants, leaders politiques et religieux, représentants de la société civile, et tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté. »

Pape François à Ankara, 28 nov. 2014

« Quand je vois quelqu’un, je ne dis jamais : « propagandons ! » mais je cause honnêtement avec ce quelqu’un. Je lui énonce très sincèrement les faits que je connais, les idées que j’aime. Il m’énonce très sincèrement les faits qu’il connaît et les idées qu’il aime et qui sont souvent fort différentes. Quand il me quitte, j’espère qu’il s’est nourri de moi, de ce que je sais, de ce que je suis. Et moi je me suis nourri de tout le monde, parce que tout le monde a beaucoup plus d’esprit que moi. »

Charles Péguy, Cahiers de la Quinzaine, 1901

« En matière de religion, plus le chemin de l’engagement est court, plus l’effort intellectuel exigé est faible et plus la spiritualité cède la place au prosélytisme et à la haine de l’autre. Que vaut une conversion acquise en prononçant une quelconque formule magique dont on ignore souvent le sens ? Rien ! sinon qu’elle avilit et ridiculise le converti et le culte. Une religion se mérite par l’effort intellectuel qu’on lui consent. Honte à tous ceux qui, de quelque confession qu’ils soient, portent leur religion comme un signe de reconnaissance acheté à vil prix et exhibé avec d’autant plus d’agressivité. Seul compte le savoir partagé acquis par l’étude profonde des textes et, surtout, nourri par le goût de l’échange bienveillant et fertile à propos des textes des autres religions. »

Alain Bentolila, « Une religion, ça se mérite », Libération, 5 jan. 2015

Le dialogue est la seule solution

« Le dialogue constructif entre les personnes de diverses traditions religieuses sert également à surmonter une autre peur, que nous voyons malheureusement se développer dans les sociétés les plus fortement sécularisées : la peur à l’égard des diverses traditions religieuses et envers la dimension religieuse en tant que telle. La religion est vue comme quelque chose d’inutile, voire de dangereux […]. Il existe une pensée diffuse selon laquelle la coexistence ne serait possible qu’en cachant sa propre appartenance religieuse, en nous rencontrant dans une sorte d’espace neutre, privé de références à la transcendance. Mais ici aussi : comment serait-il possible de créer de véritables relations, de construite une société qui soit une authentique maison commune, en imposant de mettre de côté ce que chacun considère être une partie profonde de sa propre personne ? Il n’est pas possible de penser à une fraternité « en éprouvette ». Assurément, il est nécessaire que tout se déroule dans le respect des convictions d’autrui, même de ceux qui ne croient pas, mais nous devons avoir le courage et la patience d’aller à la rencontre l’un de l’autre en acceptant ce que nous sommes. L’avenir se trouve dans la coexistence respectueuse des diversités, non dans l’homologation à une pensée unique théoriquement neutre. Nous avons vu, au cours de l’histoire, la tragédie des pensées uniques. Il devient donc incontournable de reconnaître le droit fondamental à la liberté religieuse, dans toutes ses dimensions. Nous sommes convaincus que l’édification de la paix dans le monde passe par cette voie. »

Pape François, 28 nov. 2013

« Je vois bien qu’aujourd’hui l’islam fait peur : l’opinion publique ne comprend pas comment on peut dialoguer, d’un côté, alors que, de l’autre, certains commettent la violence au nom de la religion. A mes yeux, une partie du problème vient de l’ignorance réciproque : même après tant d’années, nous ne nous connaissons pas suffisamment ! D’où l’importance, là encore, de l’éducation à l’école, mais aussi dans les séminaires et les noviciats : on ne peut penser aujourd’hui être prêtre en France ou en Allemagne sans avoir un minimum de connaissances sur l’islam ! Nous chrétiens, par notre présence auprès des musulmans, nous devons leur poser question […] Le pape François nous invite sans cesse à aller aux périphéries : c’est sans doute un appel à élargir sans cesse notre tente, à multiplier les invitations. De toutes façons, il n’y a pas d’alternative : soit nous choisissons le dialogue, soit c’est la guerre… Plus il y a de conflits, et plus il nous faut insister sur le dialogue. « C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière », écrivait Edmond Rostand. »

Card. Jean-Louis Tauran, La Croix, 5 jan. 2015

L’amour est plus fort

« Le Christ nous a dit: “Gardez courage! J’ai vaincu le monde”. “Et voici que je suis avec vous pour toujours, jusqu’à la fin du monde”. “Les Portes de l’Hadès ne tiendront pas contre elle”. Ce sont les paroles de Dieu ! Ce sont des paroles qu’aucun homme ne pourra jamais effacer. Avec cette intime certitude, regardons avec sérénité vers l’avenir, en continuant de prier et de travailler en vue d’un monde meilleur. Certes, dans le monde, certains parlent de violence et de mort. Mais avec le Pape, nous voulons aujourd’hui crier au monde : « L’amour est plus fort que la mort ! L’amour triomphera ! »

Card. Angelo Sodano, Messe pour les victimes des attentats de Madrid, 26 mars 2004

« Que personne ne se laisse aller à l’affolement ou à la haine ; que nul ne se laisse aller à la facilité d’identifier quelques fanatiques avec une religion tout entière. Et prions aussi pour les terroristes qui découvrent la vérité du jugement de Dieu. Demandons la grâce d’être des artisans de paix. Il ne faut jamais désespérer de la paix, si on construit la justice. »

Card. André Vingt-Trois, archevêque de Paris, 10 jan. 2015 

© Direction diocésaine de l’Enseignement catholique de Paris • janvier 2015

Voir aussi :
Quelles pistes de travail pouvons-nous suivre ensemble ? 
Liberté de conscience, liberté d’expression : outils pédagogiques

Laïcité

Les institutions catholiques se reconnaissent dans le principe de laïcité et les grands principes de la République : liberté — en particulier liberté de conscience et de croyance dans le respect du pluralisme, de la dignité de la personne et de l’ordre public, garanti par l’État, neutre et indépendant vis à vis des religions —, égalité de tous devant la loi, idéal commun de vie en société dans la fraternité. Lire la suite