15 janvier 2020

« Oser repenser ce qui existe et avoir foi dans notre capacité d’accomplir d’assez grandes choses pour alimenter notre enthousiasme de construire »

 

Avant toute chose, je voudrais avec vous et au nom de tous les élèves et de leurs familles,
profiter de cette occasion pour remercier chaleureusement les professeurs et tout le personnel des
établissements. Depuis plus d’un mois, beaucoup ont fait des efforts considérables pour être
présents chaque matin, tenir leur poste et permettre aux élèves de poursuivre leur travail dans les
meilleures conditions possibles. Les élèves eux-mêmes ont eu beaucoup de courage pour braver
l’absence de moyens de locomotion. Et je n’oublie pas les familles qui sont allées jusqu’à ouvrir
leurs portes aux rescapés des transports.
L’extraordinaire a manifesté l’ordinaire. Qu’une telle mobilisation ait été possible dit
l’attachement des enseignants, du personnel et des familles à la qualité de l’éducation offerte aux
élèves, leur sens du service et du devoir d’état. Elle a fait l’admiration de tous et nous donne de
l’allant pour envisager l’avenir. C’est une vraie force de pouvoir compter sur la conscience
professionnelle et l’engagement des hommes et des femmes qui composent nos communautés
éducatives, quelles que soient leurs opinions dans les débats d’actualité.
L’expérience de l’année écoulée nous a montré combien il est facile de détruire même ce
qui semble solide et immuable — je pense bien sûr à Notre-Dame de Paris. Nos établissements et
nos communautés n’ont peut-être pas la force et la grâce d’un monument, mais cela ne nous
empêche pas de devoir les entretenir. Et entretenir ne suffit pas. Face à l’usure du temps, aux
accidents de parcours et aux défis nouveaux, il nous faut toujours nous préparer à construire. On ne
fait pas vivre une grande œuvre par des restaurations, mais par des renouvellements. À bien y regarder,
c’est une bonne nouvelle.
Devant la cathédrale mutilée, qui attend son renouveau, nous nous interrogeons sur l’élan
formidable qui a été celui de ses bâtisseurs. Ils ont su concevoir une idée audacieuse, imaginer
quelque chose qui n’existait pas. Contre les obstacles et pour prendre des risques, ils ont cru en ce
rêve. Leur foi a été communicative et ils ont eu la joie de réunir une communauté dans
l’enthousiasme de bâtir du neuf. Alors voilà ce que je nous souhaite pour 2020 : oser repenser ce
qui existe et avoir foi dans notre capacité d’accomplir d’assez grandes choses pour alimenter notre
enthousiasme de construire !
Bonne année à toutes et à tous.
J.-François CANTENEUR

 

Avant toute chose, je voudrais avec vous et au nom de tous les élèves et de leurs familles, profiter de cette occasion pour remercier chaleureusement les professeurs et tout le personnel des établissements. Depuis plus d’un mois, beaucoup ont fait des efforts considérables pour être présents chaque matin, tenir leur poste et permettre aux élèves de poursuivre leur travail dans les meilleures conditions possibles. Les élèves eux-mêmes ont eu beaucoup de courage pour braver l’absence de moyens de locomotion. Et je n’oublie pas les familles qui sont allées jusqu’à ouvrir leurs portes aux rescapés des transports.

 

L’extraordinaire a manifesté l’ordinaire. Qu’une telle mobilisation ait été possible dit l’attachement des enseignants, du personnel et des familles à la qualité de l’éducation offerte aux élèves, leur sens du service et du devoir d’état. Elle a fait l’admiration de tous et nous donne del’allant pour envisager l’avenir. C’est une vraie force de pouvoir compter sur la conscience professionnelle et l’engagement des hommes et des femmes qui composent nos communautés éducatives, quelles que soient leurs opinions dans les débats d’actualité.

 

L’expérience de l’année écoulée nous a montré combien il est facile de détruire même cequi semble solide et immuable — je pense bien sûr à Notre-Dame de Paris. Nos établissements et nos communautés n’ont peut-être pas la force et la grâce d’un monument, mais cela ne nous empêche pas de devoir les entretenir. Et entretenir ne suffit pas. Face à l’usure du temps, aux accidents de parcours et aux défis nouveaux, il nous faut toujours nous préparer à construire. On ne fait pas vivre une grande œuvre par des restaurations, mais par des renouvellements. À bien y regarder, c’est une bonne nouvelle.

 

Devant la cathédrale mutilée, qui attend son renouveau, nous nous interrogeons sur l’élan formidable qui a été celui de ses bâtisseurs. Ils ont su concevoir une idée audacieuse, imaginer quelque chose qui n’existait pas. Contre les obstacles et pour prendre des risques, ils ont cru en ce rêve. Leur foi a été communicative et ils ont eu la joie de réunir une communauté dans l’enthousiasme de bâtir du neuf. Alors voilà ce que je nous souhaite pour 2020 : oser repenser ce qui existe et avoir foi dans notre capacité d’accomplir d’assez grandes choses pour alimenter notre enthousiasme de construire !

 

Bonne année à toutes et à tous.


Jean-François CANTENEUR

Directeur diocésain de l'Enseignement catholique de Paris