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Aimer et être aimé à l'école , Baptiste JACOMINO

Édito « Aimer et être aimé à l’école »

NUMÉRO


2023

S’il revient aux écoles catholiques de n’être pas seulement catholiques pendant les heures de catéchèse et de célébration, mais aussi le reste de la journée, pendant la récréation comme en cours de mathématiques, la question se pose de savoir en quoi consisterait cette catholicité. En quoi une récréation ou un cours de mathématiques peuvent être porteurs d’un souffle, d’une lumière, d’un style chrétien ? Nous ne prétendons pas faire le tour de cette question immense. Il s’agit plutôt d’explorer une piste de réponse par quelques touches de réflexion, quelques témoignages, quelques recherches théoriques. Parce que la parole d’amour que le Christ nous a laissée en héritage est au cœur de notre foi, on ne saurait imaginer une école véritablement catholique qui ne mettrait pas l’amour en son cœur. Une école catholique serait une école où aimer et être aimé.

C’est à cette perspective qu’est consacré le premier numéro de la nouvelle revue le Maître intérieur. Elle ne vise en aucun cas à porter une parole officielle ou unifiée de l’Enseignement catholique. Elle a pour ambition, plus modestement, de permettre à ceux qui, dans les écoles catholiques, innovent et réfléchissent de façon ambitieuse, d’en rendre les fruits publics et d’obtenir par là au passage un peu de la reconnaissance qui fait si souvent défaut aux acteurs engagés en éducation. Le résultat est très hétérogène et nous croyons que cette hétérogénéité est féconde en ce qu’elle est porteuse de rencontres, d’inattendu et d’aventures nouvelles.

Édito « Quelle liberté à l’école ? »

« Quelques semaines après avoir été nommé pour la première fois chef d’établissement, je rejoins les élèves de Terminale de mon lycée à la campagne, pour la conclusion de deux journées de récollection qu’ils viennent de vivre. J’entre dans la salle où ils sont rassemblés. Ils sont debout. Ils discutent, ils rient. [...] »

Entretien avec Rémi Brague

« Que tout homme, indépendamment de son sexe, de son statut social (libre ou esclave), de son appartenance au peuple élu ou non (Juif ou « grec »), ait reçu de son rachat par le sacrifice du Christ une dignité qu’il ne peut plus perdre, c’est ce que dit saint Paul (Galates, 3, 28). [...] »

Le bol de riz est-il obligatoire ?

« Déléguée de tutelle des sœurs du Saint Sacrement, j’apprends au détour d’une conversation dans un établissement du second degré que le bol de riz sera obligatoire pour tous ceux qui mangeraient ce jour-là à la cantine. Les autres seraient donc tenus de manger à l’extérieur. [...] »