- Les activités qui permettent de pratiquer ou d’approfondir sa foi (prière, catéchèse) sont ouvertes à tous mais nécessairement volontaires.
- En revanche, l’étude des religions fait partie de la formation reçue dans une école catholique indépendamment de ses croyances.
Le 31 mars 2025, le Ministère de l’Éducation nationale a fait part de cette position :
« Le Secrétariat général de l’Enseignement catholique souhaitait distinguer la pastorale, engageant la foi, de l’enseignement de culture religieuse, qui ne l’engage pas, estimant que ce dernier pouvait être imposé aux élèves. Nous avons sollicité l’avis de la Direction des Affaires juridiques sur ce point. L’analyse de la DAJ a conclu que ces deux types d’enseignements [catéchèse ou pastorale, engageant la foi, et enseignement de culture religieuse, qui ne l’engage pas] devaient rester facultatifs, nécessitant l’adhésion explicite des parents lors de l’inscription dans l’établissement. »
Assemblée nationale, Commission des affaires culturelles et de l’éducation, CR n° 42, page 13
Les contrôles par l’État des établissements privés se sont déroulés sur ces fondements en 2025, conduisant à demander aux établissements de « garantir le respect du caractère facultatif » de la culture religieuse.
Pour l’Enseignement catholique, ce qui est à garantir, c’est le respect de la liberté de conscience. Le caractère facultatif d’une activité peut être un des moyens de garantir la liberté de conscience ; ce n’est pas le seul.
Il est possible de dispenser un enseignement sur la religion (culture religieuse, culture chrétienne, formation humaine et religieuse…) d’une manière qui n’est pas optionnelle dès lors qu’il relève du savoir et non pas du croire* et permet d’appréhender la pensée et la vie chrétienne dans ses expressions. Cet enseignement approfondit l’enseignement du fait religieux, inscrit par l’État dans le socle commun. Il répond aussi à la mission d’un établissement catholique selon l’Église. Cet enseignement est :
- un savoir, à distinguer de la croyance, une étude objective de la religion par le choix des sujets, des supports et des modalités pédagogiques. Un intervenant peut y produire un témoignage de foi mais pas supposer une adhésion de foi des élèves ;
- critique, favorisant la prise de recul, la réflexion, l’expression des élèves sur ce qu’ils ont appris au cours d’une période, ce qui les a fait réagir, ce qui les questionne ; un dialogue qui favorise la prise de conscience et l’acquisition d’une pensée personnelle sans risque de pression ;
- pluraliste, capable de resituer le contenu étudié par rapport à d’autres modes de pensée et d’autres croyances, dans leur contexte et leur évolution dans l’histoire.
Le nouveau positionnement de l’État en 2026 est repris en détail dans les
Fiches relatives aux contrôles des établissements d’enseignement privés sous contrat à l’attention des inspecteurs (MEN, jan. 2026), p. 36
Pour aller plus loin, en page Religion :
Enseignement catholique de Paris, Religion et Liberté (octobre 2025)
Enseignement catholique de Paris, Imposer moins, Engager plus (juil. 2024)
Enseignement catholique de Paris, Laïcité et neutralité des enseignants
Revue Le Maître intérieur, Quelle liberté à l’école, n° 2, 2024
Revue Educatio, Parler de Dieu à l’école, n° 15, 2025
*MEN Éduscol, distinction entre savoir et croyance dans l’enseignement du fait religieux : Vademecum de la Laïcité, p. 63