Page éditée par la Direction diocésaine, en particulier à l’intention des familles concernées, pour y reprendre une information officielle synthétique
Que s’est-il passé ?
Un ancien professeur intervenant dans l’école depuis 2020 a fait l’objet de plusieurs plaintes pour agression sexuelle. Ses antécédents judiciaires avaient bien été vérifiés lors de son recrutement. Les faits sont portés à la connaissance de l’autorité administrative (Rectorat) et du Parquet et font actuellement l’objet d’investigations. Ils sont évoqués ici dans le respect de la présomption d’innocence.
Message du Directeur diocésain aux familles le 30 janvier 2026
Qu’est-ce qui a été fait ?
Une première alerte est venue d’inquiétudes rapportées par des parents à l’école en 2023. Quelques investigations ont été conduites en interne et des mesures de précaution ont été prises. De nouveaux éléments ont conduit à saisir les autorités judiciaires en 2025. Le professeur visé a été immédiatement et définitivement écarté. Après un nouveau témoignage début 2026, l’établissement a effectué un nouveau signalement, informé les familles, mis en place un accompagnement psychologique et commandité une enquête interne pour l’amélioration de ses procédures d’alerte.
Pourquoi l’établissement n’a-t-il pas communiqué plus tôt ? Un appel général à témoin est-il prévu ?
Dans un premier temps, en rapport avec la précision des informations disponibles, seul le personnel de l’école susceptible de renforcer sa vigilance a été prévenu ainsi que l’association de parents d’élèves. Début 2026, l’établissement a donné davantage d’informations pour répondre aux questions légitimes de parents, en particulier sur la manière d’aborder le sujet avec les enfants. Il reste qu’il n’est pas possible de communiquer au sujet d’une enquête en cours.
Quel est le résultat de l’enquête interne ?
Réalisée par un cabinet indépendant, l’enquête interne portait sur les procédures existantes dans l’établissement et le traitement des alertes depuis 2023. Elle montre qu’en toute rigueur, les informations reçues dès 2023 auraient dû faire l’objet d’une transmission aux autorités. Même si l’établissement avait l’habitude de signaler les informations préoccupantes dont il avait connaissance, il n’existait pas de procédure interne formalisée telle que la règlementation l’impose depuis l’année scolaire 2025-2026.
Compte rendu de l’enquête interne Vigo sur les procédures de signalement
Quelles sont les mesures prises ?
Fénelon Sainte-Marie tire les leçons de cette crise en s’appuyant sur ses équipes, l’association de parents d’élèves et les cabinets spécialisés sollicités sur les procédures à mettre en place. L’action dans la durée porte à la fois sur la prévention, la formalisation d’une procédure d’alerte, la formation continue des équipes et l’évaluation régulière du dispositif. Un plan d’ensemble a été présenté dans l’établissement le 4 mai 2026.
Plan d’action de Fénelon Sainte-Marie
Procédure d’alerte à Fénelon Sainte-Marie
Au niveau diocésain, cette situation a fait l’objet d’une reprise avec l’ensemble des 140 chefs d’établissement à Paris réunis le 8 avril 2026. Les échanges ont mis en évidence les risques d’une mauvaise appréciation de la gravité d’une alerte et la nécessité d’un conseil extérieur. Ils donneront lieu à une actualisation du guide de procédure proposé aux établissements.
Que faire si mon enfant me parle ou si j’ai un doute ?
Certains comportements peuvent alerter : changements soudains de comportement, troubles du sommeil, peur d’aller à l’école, repli sur soi, comportements sexuels inadaptés à l’âge. Ces signes n’indiquent pas forcément une agression mais doivent inciter à la vigilance.
Il est important d’écouter calmement votre enfant, de ne pas l’interroger de manière insistante et de noter ses paroles avec ses mots avant d’informer rapidement l’établissement. Vous pouvez dire par exemple : « Tu peux me parler, je t’écoute », « Tu n’as rien fait de mal », « Je suis là pour te protéger ».
Alerter Fénelon Sainte-Marie : signalement@groupefenelon.org
Suggestions d’ouvrages pour aborder la maltraitance avec les enfants (L’Enfant bleu)
Puis-je faire un signalement moi-même ?
Oui. Dénoncer un mauvais traitement sur mineur est un devoir pour tout citoyen (art. 434-3 du code pénal). Il n’est pas nécessaire d’avoir une certitude ; même en cas de doute, appeler le 119 (Enfance en danger, appel gratuit et anonyme, 24 h/24).