3ème Communiqué des Directeurs diocésains d’Ile de France

20 mars 2006

STATUT DES MAÎTRES ET ENGAGEMENT PROFESSIONNEL

EN ÉCOLE CATHOLIQUE

 

La valeur d’un engagement personnel

Les Directeurs diocésains de l’Enseignement catholique d’Île-de-France tiennent à rappeler que la loi Censi de 2005 et l’évolution du statut des Maîtres (issu de la loi Debré de 1959) qui en découle, ne changent en rien les obligations des Maîtres par rapport au caractère propre d’un établissement catholique d’enseignement. L’engagement moral pris par les Maîtres qui ont choisi librement l’Enseignement catholique pour y exercer leur profession ne saurait être purement et simplement évacué…

Un établissement ne réussit pas sans ses enseignants. Ils sont même les premiers acteurs de cette réussite. Ce qui est vrai sur le plan scolaire l’est aussi en matière éducative, culturelle et pastorale. Pour que le « Caractère propre » garanti par la loi ne se limite pas à de simples déclarations d’intentions, pour que les projets d’établissements se traduisent réellement dans la vie scolaire, les enseignants de l’Enseignement catholique sont légitimement sollicités afin de participer concrètement au projet fondateur qui s’enracine dans l’Évangile de Jésus-Christ.

Dans le projet éducatif spécifique à l’Enseignement catholique, les enseignants apportent leur contribution à la découverte de la culture religieuse, de la morale inspirée de l’humanisme chrétien, de l’histoire de l’Église, des autres religions, sans que soit remise en cause leur liberté de conscience. Ils gardent aussi la liberté d’un engagement personnel bénévole dans la mise en œuvre de la proposition chrétienne.

« Cet engagement auquel appelle l’École catholique de par sa mission ecclésiale n’a rien à voir avec les statuts et contrats des personnes quelle que soit leur nature. L’engagement chrétien n’est ni privé, ni public ; il est la réponse d’une personne à un appel personnel discerné dans la communauté chrétienne ; il est de l’ordre vocationnel et peut, en tant que tel, venir fertiliser toute vie et tout statut professionnel. » (Texte adopté par le Comité National de l’Enseignement catholique, 18-19 octobre 1996).

La nécessité d’une reconnaissance institutionnelle

Conscients des enjeux et de la complexité de la mission des enseignants, prenant également en compte les besoins de leur accompagnement professionnel, les Directeurs diocésains d’Ile-de-France ont proposé, avec le soutien du Secrétariat Général de l’Enseignement catholique, l’expérimentation d’une « Nouvelle Qualification ». Elle concerne tous les enseignants soucieux de relire leur parcours professionnel, de le faire évoluer, et en général d’améliorer leur service auprès des jeunes tout au long de leur carrière. Elle concernera bien évidemment tous ceux qui désireront prendre des responsabilités comportant une mission ecclésiale (Chefs d’établissement) et tous ceux qui recevront mission des Directions diocésaines pour participer à des actions de suivi et d’accompagnement de leurs pairs.

Le droit de réserve ne saurait se traduire par l’indifférence ou le retrait pur et simple de toute action mettant en œuvre le caractère propre de nos écoles.

Cette reconnaissance de l’engagement professionnel et institutionnel participe à la légitime promotion des personnes.

Les enseignants de nos écoles sont conscients des enjeux éducatifs de notre temps. Ils  s’engagent avec conviction dans les projets de nos établissements : nous leur exprimons notre gratitude et nos encouragements.

 

Les Directeurs diocésains de l’Enseignement catholique

Paris, Meaux, Versailles, Évry, Nanterre, Saint-Denis, Créteil, Pontoise.